Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/206

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

créateur, sur-tout si vous me permettez de me mêler d’une affaire qui vous regarde directement.

Il me fut impossible jusques-là de déviner son but ; je ne laissai pas pourtant de lui accorder ses principes, de le remercier de l’intérêt qu’il vouloit bien prendre à ce qui nous regardoit, & de le prier d’entrer dans un plus grand détail, afin que je pusse comme un autre Josué ; éloigner de nous la chose maudite.

Eh bien ! monsieur, dit-il, je prendrai donc la liberté que vous voulez bien me donner. Il y a ici trois choses, ce me semble, qui doivent mettre une barrière entre vos efforts, & les bénédictions du ciel, & que je voudrois voir éloignées pour l’amour de vous & de vos sujets. Je suis sûr, monsieur, que vous ferez de mon sentiment dès que je les aurai nommées, sur-tout quand je vous aurai convaincu qu’il est aisé de venir à bout de tous ces obstacles, à votre grande satisfactions Premièrement, monsieur, continua-t-il, vous avez ici quatre Anglois qui se sont cherché des femmes parmi les sauvages, & qui en ont eu plusieurs enfans, sans s’être mariés selon le loix de dieu & des hommes : par conséquent ils doivent être considérés comme vivant jusqu’ici dans l’impureté. Vous me repondrez, monsieur, que dans cette occasion, il n’y avoit aucun ecclésiastique