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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/179

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par la porte de dehors, on avoit tout droit devant soi un petit passage qui menoit à la porte de la maison intérieure ; à chaque côté du passage il y avoit une muraille d’ouvrage de vanier, avec une porte par où l’on entroit, dans une espèce de magasin large de vingt pieds & long de quarante, & de-là dans un autre un peu moins long. De manière que dans la tente extérieure il y avoit dix belles chambres, dans six desquelles on ne pouvoit entrer que par les appartemens de la tente intérieure, dont elles étoient, pour ainsi dire, les cabinets. Les autres quatre, comme je viens de dire, étoient de grands magasins, deux d’un côté, & deux de l’autre du passage qui menoit de la porte de dehors à celle de la maison intérieure.

Je crois qu’on n’a jamais entendu parler d’un pareil ouvrage de vanier, ni d’une hutte faite avec autant de propreté & d’arrangement. Cette grande ruche servoit de demeure à trois familles ; savoir, à celle d’Atkins, de son compagnon, & de la femme du troisième Anglois qui avoit perdu la vie dans la dernière guerre, & qui avoit laissé sa veuve avec trois enfans sur les bras.

Les autres en usèrent parfaitement bien avec cette famille, & lui fournirent, avec une charité libérale, tout ce dont elle avoit besoin, du