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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/12

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Robinson y trouve un marchand anglois, s’associe avec lui, & parcourt toutes les côtes des Indes, où il fait un négoce fort avantageux. Ils achetent un vaisseau de certains matelots qui se l’étoient approprié après la mort de leur commandant. Ignorant cette perfidie, ils s’en croient propriétaires de bonne-foi. Ils continuent leur commerce ; mais le navire étant reconnu dans un des ports de Siam, des marchands anglois & hollandois les font attaquer par leurs chaloupes, dans le dessein de les faire pendre, comme pirates, & ils échappent de ce danger par un coup extraordinaire de la providence. N’osant entrer dans aucun port fréquenté, ils trouvent sur les côtes de la Chine, un pilote Portugais qui les conduit vers le nord de cet empire, dans un petit port presque inconnu : ils y vendent leurs denrées à leur satisfaction, & se défont de leur vaisseau ; ils vont voir Nankin & Pekin, la cour du monarque de la Chine, & y trouvent une caravane