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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/26

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XXII
RONDEAUX

tres[1]. Une demoiselle de La Jaille, sans doute dame d’honneur de la reine de Sicile, Jeanne de Laval, deuxième femme du roi René, est logée au château d’Angers, et figure dans un inventaire de 1471-1472[2] ; elle devait être proche parente, sœur probablement, de Pierre de La Jaille, écuyer du connétable de Richemont (1443-1445)[3] , et l’auteur du rondeau no clii (p. 130).

La Tour (Colas de). — Parmi les nombreux représentants des différentes branches de la famille La Tour, à l’époque qui nous occupe, nous n’en rencontrons aucun qui porte le nom de Colas, et puisse être l’auteur du rondeau no cliii (p. 130).

Le Franc (Maistre Martin). — La vie de Martin Le Franc est à peu près complètement connue ; nous la résumons d’après un article de M. G. Paris[4]. Né à Aumale vers 1410, Martin Le Franc fit ses études à l’Université de Paris, où il obtint le grade de maistre es arts, mentionné à côté de son nom dans notre manuscrit. Après un séjour à Arras en 1435, il se met à voyager et entre bientôt comme secrétaire au service du duc Aimé de Savoie, qui, en 1439, devint pape sous le nom de Félix V. C’est à cette époque, entre 1440 et 1442, que Le Franc composa son Champion des dames[5]

  1. Chant royaulx, etc. (éd. 1723), p. 214-221.
  2. Lecoy de la Marche, Comptes et mémoriaux du roi René (1873), p. 250.
  3. Cosneau, Le Connétable de Richemont (1886), p. 461 et 658.
  4. Romania, t. XVI (1887), p. 392-401.
  5. Pour les manuscrits et éditions du Champion des Dames et de l’Estrif de Fortune et de Vertu, voy. la thèse de doctorat présentée à la faculté des lettres de Genève par M. A. Piaget, Martin le Franc, prévôt de Lausanne (1888), p. 262-267.