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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/234

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RONDEAUX

Adfin de mieulx d’or en avant
5Louer son grascieulx maintien.

Il me semble, quant a ma part,
Que ce doibt estre ung compte a part,
Car nulle n’en peult aprochier ;
De tous biens a sy bonne part
10Qu’on ne saroit en nulle part
De rien la pouoir aprochier.

Ceste querelle je soustien,
Non obstant que je me retien
De n’en plus parler que devant,
15Fors que chacun luy est devant
Dire en tous lieux, comme apert bien :
Qu’elle [n’y a, je le maintien.]

CXCV

Monsr Jaques

(fol. 104 v°)
Mauldit soit il, qui s’en tura,
Et qui bien me regardera
Avant amer par sy tresfort
Que j’ay fait, sans avoir confort
5De tant de maulx que mon cueur a !

Je n’ay amé que leaument
Et beaucop trop par mon serment ;
[Et] seloncq ce qui m’en est pris,
Je n’en ay eu incessaument
10Fors que dolleur, et tellement
Que d’en avoir suy bien apris.