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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/194

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RONDEAUX

Mes esperis vous ont servis
Et feront, car vostre serf vis,
Et m’asservis
A vouloir mon cueur esprandre[1]
20De plus en plus a emprandre
Et aprandre
A estre par vous voir ravis,
Tant [acomplie a mon advis.]

CXLII

Monsr Jaques

(fol. 78)
Pour faire d’aultres[2] le rebours
Qui quierent des biens en amours,
S’ilz ont joye, alors je pleure,
S’ilz vont en esbat, je labeure,
5S’ilz ont du bien, j’ay mal tousjours.

Puis s’ilz chantent, je suis en plours,
S’ilz vont le pas, je voy[s] le cours
Du mal que j’ay, je vous asseure,
Pour fere [d’aultres le rebours.]

10S’ilz ont espoir d’avoir secours,
Ce n’ay je pas en nulles cours,
Ains ay voulloir que bref je meure
Pour les doulleurs que j’asaveure ;
J’en prie Dieu trestous les jours,
15Pour faire [d’aultres le rebours.]

  1. Mss. fr. 1719 et 9223 osprandre.
  2. CXLII. Ms. fr. 9223 des aultres.