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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/184

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RONDEAUX

Et si n’ay os ne ners ne vaine,
Qui de ce mal ne seuffre paine
Pour les douleurs dont je suis mors,
Ung chacun [jour de la sepmaine.]

10Et qui pis est, a mort me maine
Merencolie la soubdaine,
Qui fait sur moy ses grans effors,
Par quoy tous mes plaisirs sont mors ;
Tant cruellement me demaine
15Ung chacun [jour de la sepmaine.]

CXXX

R. le Senechal

(fol. 68 v°)
En partant de vous, ma maistresse,
Me suis trouvé en tel adresse,
Que je n’adresse
Ou ait ne joye ne confort,
5Car Fortune par son effort
Me maine fort
La ou n’ay que dueil et tristesse.

Las ! mais donc vient ne pour quoy esse
Que vostre bonté je delesse,
10Dont sans que cesse
Je m’en treuve en [grant] desconfort,
En partant [de vous, ma maistresse.]

J’ay des maulx trop plus qu’a largesse,
Par Desespoir et son apresse,