Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/181

Cette page a été validée par deux contributeurs.
109
ET AUTRES POÉSIES

Et Elisa, c’est chose bien certaine,
Que Sicheüs ne tint pas ennemye,
Qu’en rien louer nul ame ne doibt mye
Sy non après celle qui fut sans blasme,
15Pour qui maint euil souvanteffoiz lermye :
Je requier Dieu qu’il en vueille avoir l’ame.

(fol. 66)Lucresse fut de bonté la fontaine
Qu’a force prist Tarquin de Rommenie ;
Hester vesqut sans reprise villaine
20Qu’Asuerus prist[1] pour avoir lignie ;
Mais rien n’y font, car plus estoit fournie
De trestous biens la douce [et] noble dame
Que la mort a de ce monde banye :
Je requier Dieu qu’il en vueille avoir l’ame.

25Que voulez vous que plus je vous en dye ?
Fille de roy, de daulphin fut [la] fame ;
Trop tost la prist si griefve maladye :
Je requier Dieu qu’il en vueille avoir l’ame.

CXXVII[2]

Blosseville

(fol. 66 v°)
Vous verrez toutes les rivieres,
Les boys et les forestz bruler,
Les champs aussi et les bruyeres,

  1. Ms. fr. 9223 et.
  2. CXXVII. Imprimé sous le titre de Loyauté des hommes, dans le Rec. de poésies fr. (I, 227-228) de M. de Montaiglon.