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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/18

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XIV
RONDEAUX

Planques et de Marquais-à-l’Eau, était échanson de Philippe-le-Bon en 1450 ; il avait entrepris en 1448 un voyage en Terre-Sainte, en Égypte et en Espagne. Il s’était marié en 1432 avec Ade de Dieval, dont il n’eut qu’un fils, Jean de Créquy, dit Le Galois, dont la notice suit. Il vivait encore en 1489[1].

Il est l’auteur d’un rondeau (no cxlviii, p. 126), destiné au même concours poétique que celui de Copin de Senlis.

Créquy (Galoys de). – Jean de Créquy, dit Le Galois, fils du précédent, fut comme son père seigneur de Raimboval, etc., et devint chevalier des ordres du roi. Il ne devait guère avoir plus de 20 ans, quand il composa le rondeau (no cxlvii, p. 126), qui figure à côté de celui de son père. Il épousa en 1469 Jacqueline d’Inchy[2].

Du Chastel (Tannegui). – Neveu du prévôt de Paris qui portait le même nom, Tanneguy du Chastel, vicomte de La Bellière, fut un des serviteurs les plus dévoués du roi Charles VII, dont il paya les funérailles. Après cette mort, il se retira pendant quelque temps en Bretagne, son pays d’origine, auprès du duc François II ; il obtint bientôt la faveur de Louis XI, qui le nomma grand-écuyer, chambellan et chevalier de Saint-Michel. Tanneguy du Chastel mourut en 1477.

En dehors des trois pièces de notre recueil (nos iv, lv et lxviii, p. 3, 49 et 60), qui nous le montrent en correspondance littéraire avec Jamette de Nesson, on possède de Tanneguy du Chastel plusieurs lettres adres-

  1. P. Anselme, t. VI, p. 795.
  2. Ibid.