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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/165

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ET AUTRES POÉSIES

De moy ne d’aultre ne donne une senelle :
5Mort sans mercy, tenez doncques l’ecoucte.

A genoulx suis apuyé sur le coucte,
Voyant ma fin que certes peu je doubte,
Pour ma vie qui me semble immortelle :
A ceste foiz [je me voy en la fonte
10Si tresparfont, que plus je n’y voy goute.]

Des malleureux j’ay non le passeroute,
Car mon maleur de tous poins me deboute
De mon desir, lequel nomme et appelle
Le seul moment de tresfroide nouvelle ;
15Par quoy je dy et diré somme toute :
A cestes foiz [je me voy en la fonte
Si tresparfont, que plus je n’y voy goute.]

CVIII

C. Blosset

(fol. 56 v°)
Le serviteur mal fortuné,
Remply de deuil desordonné
Trop plus que nul qui soit en France,
Sy se treuve, par l’influance
5Du grant maleur ou il fut né.

C’est piteusement ordonné
Qu’il[1] n’est aultrement guerdonné,

  1. CVIII. Ms. fr. 9223 Qui.