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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/160

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RONDEAUX

CI

C. Blosset

(fol. 53)
Je suis celuy qui desire sa mort
Incessaument, par Maleur qui m’amort
De la vouloir si souvent requerir :
N’esse pitié ? — Or, par Dieu, sans mentir,
5Ouy, trop grande. — Mais quoy ! je n’ay pas tort :

Mon cueur, mès parlons loyaument,
Et debatons finablement
De ma maleureuse fortune.
Est il nul soubz le firmament,
10Qui des maulx ait si largement
Comme moy pour amer fort une ?

Hellas ! nanny, car Douleurs par renfort,
Aussi rengées de ce mesmes resort,
Me tourmentent a leur gré et plaisir ;
15S’ilz me feissent tout a ung coup mourir,
Bien je disse par ung grant reconfort :
Je suis celuy [qui desire sa mort.]

CII

C. Blosset

(fol. 53 v°)
Plus vous regarde, trop plus fort je vous prise,
Et se vous seusse a votre droibt priser,