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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/147

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ET AUTRES POÉSIES

Qu’on ne saroit penser comment
J’ay puissance de les porter ;
[P]ar[1] quoy je suis incessaument
10En plains, en plours et en tourment,
Du tout pour moy desconforter.

Je te pri, plus ne me respite,
Affin que soye du tout quicte
Des assaulx dont mon cueur est las :
15Je t’abandonne hault et bas[2],
Fay ton devoir toust, et[3] t’aquicte :
Mort m’es[4] [trescruelle et maudite.]

LXXXVI[5]

Monbeton


En l’estat ou vous me voyés, (fol.45 v°)
M’a mys Amours[6] ; hellas ! oyés
Comme[7] d’estre loyal m’est pris !
Et puis après, se[8] j’ay mespris,
5Content suis que vous me noyés.

Premierement de mon maleur
N’eus oncques bien ne la[9] valeur

  1. Ms. fr. 1719 Car.
  2. Ms. fr. 1719 Aussi bien sont ce des cabas.
  3. Ms. fr. 1719 et sy.
  4. Ms. fr. 1719 mes manque ; ms. fr. 9223 mest.
  5. LXXXVI. Ce rondeau se trouve aussi dans le ms. fr. 1719 de la Bibl. nat., fol. 46 v°.
  6. Ms. fr. 1719 Mainctz amoureux.
  7. Ms. fr. 1719 Comment.
  8. Ms. fr. 9223 sy.
  9. Ms. fr. 9223 oncq bien ne.