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C, mais, comme nous avons eu souvent à choisir des leçons étrangères à ce ms., voici quelques-unes des modifications que nous avons fait subir à ces passages empruntés aux autres mss. ; ce ne sont en général que des notations habituelles au scribe du ms. C, qui ne supposent pas une bien grande différence de graphie avec les autres mss.

La diphtongue ai venant de a latin et une gutturale devenue semi-voyelle, est toujours notée e : fere, plest, lesser, mes.

Le son de l’o fermé, noté de différentes manières dans les ms. A B D, est représenté par o dans C, et il en est de même du son ou, formé par la vocalisation de l ; lor, seignor, nos, sol, corone, podre, vodrent. Cependant ce ms. hésite pour certains mots et l’on trouve même à l’assonance la forme angoisseus, orgoillex, que nous avons rétablies angoissos, orgoillos.

Le g doux est toujours noté par un j : jent, larjement, coraje.

C n’emploie pas l’h initial des mots d’origine latine ; ier, erbe, orrible, umilité, enoré.

S et z ne sont pas confondus ; le z provient de s latin précédé d’une dentale ; ainsi les adjectifs ou participes atus, itus, etus, les 2e personnes du pluriel, atis, etis, sont notés ez, oiz, etc. ; comme dans beaucoup d’autres textes ce z est aussi employé avec la nasale ou l mouillée : anz, dedenz, filz, melz, vielz.

Telles sont les principales notations habituelles du scribe du ms. C qui se distinguent des formes employées dans les autres ms., et que nous employons