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Le texte original n’est pas longtemps conservé dans ce ms. et dès la laisse lxxviii nous trouvons de nouvelles tentatives vers des rimes plus exactes.

Cette laisse ne contient qu’un vers refait :

Non ferez, pere, ce a dit Guibelins

C corrige la fin : Guiberz li respondi et conserve ailleurs d’autres finales en in. La laisse suivante renferme trois ou quatre vers refaits. Mais c’est à la laisse lxxx que commence réellement le nouveau travail du rimeur. Dans l’original, ce couplet était assonant en é ; C a refait les rimes en ie sans exception dans la 1re partie ; puis il fait un 2e couplet de la 2e partie, où il laisse presque toutes les assonances primitives. Enfin dans la suite du poème, C a continué à rimer exactement de nombreux passages ; mais le plus souvent il s’est contenté de faire disparaître les assonances trop libres, en laissant assez ordinairement les autres intactes. À la laisse xciv, nous avons déjà signalé un rajeunissement que C a en commun avec D ; mais ce ms. est plus complètement et tout particulièrement refait, et tandis que D garde encore bon nombre d’assonances, C rime presque sans exception. Dans les laisses suivantes, on ne trouve plus que les modifications communes au texte de C et de D ; cependant quand D garde encore çà et là quelques assonances, le ms. C les fait toujours disparaître. Voici un exemple de ce second remaniement particulier au au ms. C, tiré de la laisse lxxvi.