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Fuellissent bois et l’erbe est reverdie,
Chascuns amanz est joianz per s’amie.
Dedenz Nerbone la fort cite garnie(D antie.)
Fu Aymeris a la barbe florie ;
Sus el palès, en sa chambre votie,(D la sale v.)
Gisoit li quens de sa grant maladie
Qui bien quidoit par tens finer la vie,
Car la viellece durement l’afeblie,
Si que del lit ne pooit lever mie.
Dex quel domaje ! dame sainte Marie...

Le feuillet suivant du ms. D étant perdu et le ms. C continuant d’ailleurs à refaire des rimes exactes, il n’est pas possible d’apprécier l’importance de ce premier remaniement commun à C et D.

Dans la laisse xciv assonant en i, nous voyons C et D refaire de même les rimes des vers suivants :

Vers 2814 — AB.Il tret l’espëe dont li pons fu d’or fin.
CD.Et si a tret lo branc d’acier bruni.
Vers 2824 — AB...... qui fu au roi Pepin.
CD...... dont li branc fu forbis.
Vers 2825 — AB.Chieres reliques i ot de Saint Martin.
CD.........................avoit el pont mis.

Dans la laisse suivante, assonant en e, les vers refaits de la sorte par CD sont bien plus nombreux, et enfin tous sont rimés dans le couplet xcvi.

Les trois couplets xcviii, xcxix, c, où se trouve établie la distinction des trois gestes et qui nous semblent interpolés, ne se trouvent pas dans CD qui continuent ensuite à réduire en rimes exactes toutes les asso-