Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - L’entrée d’Espagne, tome 2.djvu/192

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

« Havras ce qu’ai peinsé et manteü.
— Tost », dist Rollant ; « non soit termes tenu. »
13085Alor s’areste por entendre celu.

DLIX[1]

« Cevallers frere », ce a dit Pelliais,
252 b« Si Sarracins, Crestians o Judais
« Is, nel sai ; més par la loi que tu ais
« Et par cil ordre dont civaler te fais,
13090« Par tot l’amor de l’ami plus verais
« Ch’ais en ces mont, se tu le voies mais,
« Chuntente moi de voir dir, non de gais,
« De quel lignaze es tu nez et estrais,
« De roi, de quens, de duch ou de plus bais ?
13095« Non te creroie, se tu le moi jurais.
« Quele oqueisun, qel penser, quel forfais
« Te cunduit ci servir uns Satenais
« De qui merit dou servis non avrais ?
« Bien sai tun peres non vit de vendre drais.
13100« Les crüels chols que insent de tun brais
« Me fait counostre ce que pués et que sais. »
Rollant l’oï ; un grant souspir ha trais,
Char d’Olliver li menbre et dou rois d’Ais ;
Et pué a dit : « Dans civaler, tu m’ais
13105« Par l’eschunjur si destroit en tun lais
« Mon non dirai, més tu le chunperais,
« Char d’encuser moi loisir non penrais,
« Que toi o moi morunt eneilepais.

    — 13083 Hoiraice — 13085 inta indres c.

  1. — DLVII Le scribe écrit en -as la désinence des cinq premiers vers de cette laisse — 13087 Sis s. c. hoũwdas — 13088 sai est répété — 13089 hordre — 13091 reuoie mais — 13094 on de p. b. — 13105 P. leschunuir.