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ainsi que dans la tirade xi, où dominent les infinitifs en -er, on trouva Baiver 286, primer 290, confaloner 295, gioner 298, Oger 310, soudoier 313, diner 320, Oliver 324, chevaler 325, et dans la tirade xxxvii, où dominent les représentants du suffixe -aria, écrits -ere et iere, on trouve clere 766, emperere 768, mere 780 et Asclere 784. À noter quelques formes avec la graphie ei, surtout au féminin : baneires 7514, cleveire 9289, legeir 10727, pleneire 6712, riveires 699 ; exceptionnellement, la contraction apparaît dans banire 9659.

Ě

En syllabe ouverte, à côté des formes régulièrement diphtonguées (arier 197, bien 1, mielz 832, piece 1980, piez 286, riens 135, tient 57, 90, vient 100), on trouve une infinité de cas où l’e subsiste intact : arere 1719, ben 96, brens 420, derere 787, ert 87, fer 30, fere 785, fert 2536, greu 2764, 7401, mel 6615, mels 421 (et meus, 6804), (= niés) 1064, perres 13039, pece 1820, sege 62, segle 758, vent 8784, etc. Parfois les éléments de la diphtongue sont intervertis : dereire 9256, eis 5096, leit 453 (cf. liet 518), mein 10517, neis 1055, reins 1253, seigles 12032, seize (= siège) 12859, teint 1054, veinent 4791. Parfois il y contraction en i, spécialement dans la 2e p. sg. ind. pr. du verbe estre, qui est is 969, 1379, 1663, etc. Autres exemples : live 2240, pires 9992 (et, à la rime, pir 1167), reliu 654, sige 12098, tint 2413, vin 8331, vinent 7301.

En syllabe fermée, il faut noter la grande variété qu’offre le suffixe -ellus : beaus 856, beus 387, bias 1116, biaus 1513, biax 243, biel 4477, çaelz 390 capius 9055, castels 8897, chamels 5233, estorniels 8551, penoncias 8705,