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731-2. Ces deux vers doivent être sortis, car ils sont dodécasyllabes.

740. Au lieu de aseüreemant, lire aseürïemant.

745. var. Au lieu de seul, lire scul.

826. Ce vers doit être sorti, car il est dodécasyllabe.

851. Au lieu de trecelie (ms. trecelue), il faut presque sûrement lire cercelie, pour cercelee « bouclée » ; sur la substitution de -ie à -ee, voir l’étude phonétique dans l’Introduction.

862-7 et 881-2. Ces exploits de Ferragu paraissent dus à la seule imagination de l’auteur.

880-1. Cet exploit « el val de Josefaille » contre « roi Jostan » est de pure imagination ; mais plus loin (v. 5195, etc.) notre auteur citera la bataille de Josefaille qui est le principal épisode du Fuerre de Gadres.

888 et ss. Le « baston » de Ferragu, inconnu du pseudo-Turpin, rappelle le fameux « tigel » de Rainouard (Aliscans, éd. Guessard et Montaigu, vv. 3394 et ss.) avec, en plus, les trois chaînes auxquelles pendent trois boules de cuivre. Au portail de San Zenove de Vérone, faisant vis-à-vis à la statue de Roland, se trouve la statue d’un guerrier qu’on identifie ordinairement à Olivier ; je crois, et je l’ai dit depuis longtemps (voir mon article de la Carliade de Ugolins verino dans les Ann. de la Fac. des lettres de Bordeaux, 2e série, 4e année, 1882, pp. 27 et ss.), qu’il faut y reconnaître Rainouard avec un « tinel » portant à son extrémité une chaîne et une boule.

916. Ce Garin n’a probablement rien à faire ni avec Garin d’Anseüne, ni avec Garin de Monglane ; je l’identifierais plutôt avec le Gerin du v. 8977.

965-8. Cette allusion à la légende d’Alexandre se rapporte au poème en vers décasyllabiques dans lequel Alexandre envoie effectivement à Nicolas deux ambassadeurs, Festivon et Sanson pour le défier (P. Meyer, Alexandre le Grand, t. I, p. 50, v. 566 et s.). Dans la version en vers dodécasyllabiques, Sanson est seul chargé du message (Li Roman d’Alixandre, p. p. Michelant, p. 19, v. 20 et s.).

994. Littéralement « être à mésaise sur les harts », c’est-à-dire « être pendu ».