Page:Anonyme - L’entrée d’Espagne, tome 1.djvu/39

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

mêmes à la protection que leur offrait la barricade et l’ouvrent sans attendre qu’on la force : ne sognent c’um l’infrange.

En résumé, Francesco Gonzaga possédait l’Entrée d’Espagne en triple exemplaire :

1° Exemplaire en un seul volume, se terminant exactement avec le dernier vers composé par le premier auteur (n° 57, aujourd’hui disparu) ;

2° Autre exemplaire, en un seul volume, se terminant dans son état primitif comme le précédent, mais à la fin duquel on avait transcrit 131 vers et demi pour amorcer, en quelque sorte, la continuation due à un second auteur (n° 53, aujourd’hui ms. XXI de Venise) ;

3° Autre exemplaire, en quatre volumes, contenant à la fois l’œuvre du premier auteur et celle du continuateur (nos 56, 53, 54, 58, disparus sauf le dernier, aujourd’hui ms. V de Venise).

Le lecteur aura sans doute remarqué l’indication secundum Minochium, que donne seul le n° 56. Il en sera tenu compte plus loin, p. xxxv, dans le chapitre iv, consacré à l’auteur de notre chanson de geste.