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CCLX[1]

Gauter parole, irez vers l’Aumensor :
« Donc n’avez vos, sire, de vent paor ?
« .xii. en sofle l’anperer mon seignor,
« Tut naturaus estre li seguior :
6130« S’il vos ataint bien a droit le menor,
« Mantel forés ne nul autre ator
« Ne scrimira a le cars la froidor.
— Voir », dist li rois, « tu is un jogleor ;
« Ma robe avrais, se ert le tien honor.
6135« De doçes vent taing je l’uns des meillor
117 a« En ma prison, la dedans celle tor.
« Tu me dirais a ton anpereor
« Mon fil me rande, je lui rendrai la flor
« Des doçes peires, Hostou le poigneor.
6140— Sir », dist le més, « e soneilés vos hor ?
« O avés vos si bon enchanteor
« Que devenir l’a feit d’un home hestor ?
« Quant je parti huei demain, pres l’aubor,
« Hostou lesai devant l’orïeflor ».
6145Li rois apelle Nabor de Rocheflor :
« Menés le Frans qui fu pris en l’estor :
« Ja me verais trover un boiseor.
« Se ne me fust retreit a desenor,
« Bien le feroie merir de son labor. »

CCLXI[2]

6150En mi la salle, por devant l’amiral
Conduit Nabor Hostou, nostre vasal,

  1. — 6129 ester li segnior — 6134 ert manque — 6143 huei de mon — 6145 rochefolor — 6148 ne manque — 6149 feroit.
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CCLXI