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le souci de ne pas couper en deux la grande miniature qui chevauche sur les feuillets 160 v° et 161 r° ; les feuillets 219-221 constituent un cahier isolé ; le feuillet 294 n’appartient à aucun cahier ; les deux derniers feuillets (303 et 304) ont été ajoutés à la suite d’un cahier de 8 feuillets. Il est manifeste que deux feuillets ont disparu depuis l’inventaire de 1407 : un entre les feuillets numérotés actuellement 41 et 42, un autre entre 81 et 82. Sauf ces deux mutilations, il semble que le manuscrit devait être en 1407 tel qu’il est aujourd’hui ; le notaire a dû se tromper dans son compte des feuillets, et écrire 308 au lieu de 306. Malheureusement, le relieur a oublié d’insérer après le feuillet actuel 269 un certain nombre de cahiers dont l’absence crée une lacune considérable dans le récit, lacune dont il sera question plus loin.

Plusieurs scribes ont collaboré à la copie du texte, qui n’est pas distribué en colonnes, et les changements de main, qui se produisent soit d’un cahier à l’autre, soit au milieu d’une page, ont souvent comme conséquence des modifications dans l’orthographe [1]. Il y a généralement 32 vers par page, sauf sur les pages (et elles sont nombreuses) où les miniatures ont réduit plus

  1. Voici, à ce sujet, des indications plus précises. La première main (A), dont l’écriture est arrondie, va jusqu’au folio 97 ; la deuxième (B) poursuit jusqu’au folio 110 v° et est remplacée par une troisième (C), dont l’écriture allongée et anguleuse rappelle celle du scribe de la Prise de Pampelune, jusqu’au folio 160 r° ; du folio 163 r° au folio 229 r° se retrouve la première main ou une écriture très analogue ; puis, après 4 vers, d’une main indéterminée, reparaît B (ou une écriture très analogue) pendant quelques pages, et l’on a ensuite des mains variées jusqu’au folio 242 r°, où C reprend jusqu’au folio 283 v° ; une quatrième main (D) règne alors jusqu’en haut du folio 303 r°, où a été ajouté plus tard le début de la continuation de l’Entrée d’Espagne par Nicolas de Vérone.