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prendre (6703). Conseil : conformément à l’avis d’Ernaud de Beslandé, oncle d’Olivier, une partie de l’armée ira assiéger Noble, mais auparavant on établira des retranchements solides devant Pampelune pour que ceux qui resteront soient l’abri de toute surprise (-6767). Les Allemands ou Tiois sont chargés de porter le bois nécessaire (-6788) ; humiliés de cette corvée, ils se mutinent et veulent déserter (-6840) : Charlemagne, averti secrètement (6848), envoie contre eux, pendant la nuit, Salomon de Bretagne en lui faisant croire que c’est un corps de Sarrasins qu’il aura à combattre et qu’il ne faut pas leur faire quartier (-6881). Les Allemands, conduits par le duc Herbert (-6977), sont enveloppés, et le massacre commence, quand soudain Salomon s’aperçoit de sa méprise et s’arrête (-7012) ; on fait honte à Charlemagne de sa conduite, et on obtient de lui qu’il pardonne aux mutins (-7153). Les retranchements sont établis et les engins du siège dressés (-7167). Roland envoie Bernard de Meaux épier la forteresse de Noble (-7191).

Le maître des œuvres de Charlemagne construit un château mobile, à l’aide duquel on doit donner l’assaut à Pampelune (-7269). Une troupe de 6.000 « garçons », à l’insu de Charlemagne, conduit le château au pied des murs. Les Païens font une sortie contre eux et brûlent le château (-7397). Douleur de Charlemagne. Joie de Malgeris, qui apprend en outre que Marsile lui envoie Baligand avec une armée de secours considérable, laquelle est déjà arrivée à La Stelle (-7491). Charlemagne est mis au courant par un espion, qui a rencontré 7.000 hommes commandés par Turquin de Tortelose ; il envoie Roland avec 8.000 hommes à la rencontre de Turquin. Départ de l’expédition, laquelle se trouve en présence, non de Turquin seul, mais de 80.000 hommes commandés par Malgeris qui a déjà rallié les secours annoncés (-7671). Roland se décide à combattre, après avoir réclamé du renfort à Charlemagne. Mêlée générale ; Roland reçoit vingt coups d’épée ; les Français battent en retraite et les Païens rentrent triomphalement à Pampelune (-7905). Arrivée tardive du renfort conduit par Charlemagne lui-même, lequel fait de vifs reproches à Roland ; rancune de celui-ci (-7976 ; fin du tome 1).

9. — Rentré au camp, Charlemagne s’applique à atténuer l’effet de ses reproches ; boutades d’Estout (-8006). Conseil des Païens à Pampelune ; discours de Baligand, de l’Augalie, de Falseron ; une sor-