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jetant le désarroi parmi les Français, lorsque Ganelon survient avec 10.000 hommes et rétablit le combat (-5339). Olivier désarme Isoré qu’Anseïs veut faire prisonnier, mais qui se défend vaillamment et ne rend son épée qu’à Roland lui-même, pour lequel il est plein d’admiration (-5500). Celui-ci l’envoie prisonnier à Charlemagne (-5555). Malgeris, en apprenant la prise de son fils, fait rentrer ses gens, fermer les portes et lever les ponts-levis (-5588). Désespoir de la reine, mère d’Isoré (-5626).

Arrivée de Charlemagne ; Roland fait son rapport. L’empereur veut faire pendre Isoré ; colère de Roland, à qui Isoré demande sa protection contre l’empereur, et qui déclare qu’il quittera l’armée si la vie du prisonnier n’est pas respectée. Charlemagne, déférant au désir de son neveu, envoie proposer à Malgeris de se faire chrétien, ou sinon d’échanger Estout contre son fils (-5830). Gautier d’Orlin est chargé du message, et, en attendant, Isoré est traité honorablement (-5893). Entretien de Malgeris avec Estout, qui décline ses titres : le roi de Pampelune lui déclare spontanément que, s’il dit la vérité, il l’échangera volontiers contre son fils (-5982).

Arrivée de Gautier à Pampelune ; il n’expose d’abord que la première partie de son message (-6085) ; refus hautain de Malgeris, qui propose l’échange des prisonniers (-6139) ; par politique, Gautier déclare que le prisonnier chrétien n’est pas Estout, mais un Français de lui inconnu et qui s’est vanté (-6168) ; colère d’Estout, qui donne des preuves de son identité et confond le messager (-6185). Celui-ci assure alors que Charlemagne accepte l’échange, et il retourne au camp français, où il raconte plaisamment ce qu’il a fait (-6224). Charlemagne s’en remet à Roland du soin de terminer l’affaire (-6278). Roland rend la liberté à Isoré, confiant dans sa parole pour faire délivrer Estout, et il l’accompagne jusque près de Pampelune (-6329). Joie de Malgeris, qui veut d’abord garder Estout, malgré la promesse faite par Isoré (-6389) ; Isoré menace de retourner avec les Français et de combattre son propre père (-6407). Indignation et menaces de Géophanais, mère d’Isoré (-6453). Malgeris feint d’avoir voulu plaisanter ; Estout est mis en liberté ; Isoré l’accompagne dans la direction du camp français et lui donne un cheval dont il veut faire présent à Roland (-6576). Retour d’Estout au camp français ; remise du cheval à Roland ; souper chez Hugues du Mans (-6681).

8. — Charlemagne apprend avec colère que la garnison de Noble a fait une sortie contre son avant-garde et se préoccupe des mesures à