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plonger son épée dans le nombril (4123 et ss.) ; après avoir remercié Dieu, il appelle les Français, qui passent le pont et le félicitent de sa victoire (4140 et ss.).

6. — Une partie de la garnison de Nájera bat en retraite vers l’Aragon (4205 et ss.). Les habitants, décidés à rendre la ville à Charlemagne, consultent les prisonniers : Girard de Roussillon leur conseille de se faire baptiser, ce à quoi ils consentent (4296 ; lacune d’un feuillet). Olivier, envoyé auprès de Charlemagne, demande grâce pour eux ; Charlemagne s’en remet à Roland, lequel accueille favorablement la requête et remet aux habitants trois drapeaux, celui du roi, celui de l’Église et le sien, qui sont arborés à Nájera à la place de celui de Marsile (4297 et ss.). Les clefs de la ville sont apportées à Charlemagne, qui y fait son entrée et la donne à Roland ; il voudrait dès maintenant couronner son neveu comme roi d’Espagne, mais ce dernier déclare qu’il n’acceptera la couronne que quand la conquête du pays sera terminée (4410-4464). Baptême des païens de Nájera ; après quelques jours de repos et de fêtes, Charlemagne annonce à Roland qu’il faut aller assiéger Pampelune, où réside Malgeris ; Roland répond qu’il est prêt à partir (4536).

7. — Charlemagne envoie Roland avec 16.000 hommes prendre position devant Pampelune, lui défendant de combattre tant qu’il ne l’aura pas rejoint (4557). Roland part, guidé par trois marchands convertis (4608). Arrivé près de la ville, il ordonne à Estout de s’avancer en éclaireur ; refus de celui-ci ; Turpin se propose pour le remplacer (4609-4680). Les éclaireurs taillent en pièces les vachers, lesquels rentrent précipitamment dans la ville et donnent l’alarme (-4710). Malgeris décide Corsabrin, qui devait amener du renfort à Nájera, à rester à Pampelune pour défendre la ville (-4738). Un Païen échappé de Nájera raconte ce qui s’est passé (-4769). Éloge d’Isoré, fils de Malgeris (-4788). Les Païens font une sortie ; Turpin et les éclaireurs se replient sur le corps d’armée de Roland ; les Païens les poursuivent. Roland détache contre eux Girard de Roussillon avec 3.000 hommes (-4910). Girard tue le frère de Corsabrin ; Estout vient la rescousse avec 3.000 hommes, et Isoré avec 4.000 ; Estout tue Corsabrin (-4957). Combat d’Isoré et de Turpin ; vaillance d’Isoré ; Malgeris vient au secours de son fils, combat avec Estout et le fait prisonnier (-5115). Roland prend lui-même part à la mêlée (-5151 ; lacune). Les archers sortent de Pampelune, dégageant Malgeris et