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Roland ne dit que du bien de son adversaire ; témoignage de Jean de Navarre sur la perfection de Roland (2933). Ferragu rentre à Nájera, où ses gens l’invitent en vain à ne pas poursuivre le combat ; railleries d’Estout, que Ferragu rabroue (2965).

Troisième journée. — Description de l’été (2966 et ss.) ; prière de Roland qui s’arme et résiste de nouveau aux supplications de Charlemagne ; celui-ci le coiffe alors de son propre heaume ; Roland part à pied et franchit le pont (2987 et ss.). Ferragu s’arme et fait à ses gens les mêmes recommandations que la veille en ajoutant que, s’il est tué, ils doivent rendre la ville à Charlemagne (3086 et ss.). Reprise du combat. Ferragu lance un dard que Roland évite ; lutte à l’épée ; Roland ne peut entamer la chair de son adversaire ; éloge de son maître d’escrime ; citation de Turpin (3214). Le heaume de Roland résiste aux coups qui lui sont portés, mais le héros s’étonne de plus en plus de ne pouvoir entamer la chair de son adversaire ; il invoque Dieu et la Vierge ; Ferragu se moque de lui et de son dieu. Après avoir asséné un coup terrible qui brise le heaume de Ferragu, Roland se décide à reculer jusqu’à une montée d’où il décharge un nouveau coup merveilleux qui fait tomber Ferragu (3224 et ss.). Joie de Charlemagne et des Français du camp ; les Païens prennent peur ; Estout fait des bravades et se réconcilie avec Oger (3377). Suite du combat : Ferragu met l’épée au fourreau et lance des blocs de pierre contre Roland qui, recourant à la ruse, se met à fuir dans la direction de Nájera ; Ferragu se moque de lui ; Roland, à son tour, lance des pierres à son adversaire qui commence à faiblir et demande une trêve (3378 et ss.). Roland boit et prie pendant la trêve ; Ferragu s’endort, et Roland vient lui mettre une pierre sous la tête pour qu’il dorme plus commodément (3497 et ss.). À son réveil, le Païen admire la courtoisie du chrétien avant de reprendre le combat, il l’engage à adorer Mahomet et lui offre la main de sa sœur ; Roland, de son côté, cherche à le gagner au culte du vrai Dieu (3562 et ss.) ; longue discussion théologique entre les deux adversaires, qui ne peuvent arriver à s’entendre (3579-3984). Roland ayant traité Ferragu de diable, celui-ci proteste et lui révèle que, par suite de la conjonction astrale sous laquelle il est né, il est invulnérable partout, sauf au nombril (3985 et ss.). Les adversaires se défient de nouveau, et le combat recommence (4047 et ss.). Charlemagne n’a plus la force de supporter ce spectacle (4053 et ss.). Ferragu se repent, trop tard, de la confidence qu’il a faite à Roland : ce dernier le fatigue par une escrime savante, et il réussit enfin à lui