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(1870 et ss.). Joie de Charlemagne, qui voudrait cependant que l’on reprît le chemin de la France ; Roland jure qu’il délivrera les prisonniers ou ira leur tenir compagnie (1923 et ss.). Sa libéralité vis-à-vis d’un jongleur d’Avignon (1960 et ss.). Souper dans la tente de Salomon qui interroge Roland sur Ferragu : Roland fait l’éloge de son adversaire et déclare que, s’il le tue, l’Espagne sera conquise du coup (1970 et ss.). Retour de Ferragu à Nájera ; sa courtoisie vis-à-vis des prisonniers, devant qui il fait l’éloge de Roland (2914 et ss.).

Deuxième journée. — Roland, armé par Thierri, entend la messe et prie Charlemagne de le laisser retourner au combat (2087-2133 ; lacune d’un feuillet). Ferragu se fait armer, recommande à ses gens de ne pas intervenir et d’avoir soin des prisonniers, puis marche à la rencontre de Roland, qui fait une courte prière (2317 et ss.). Roland frappe un coup terrible, puis se résout à combattre à pied pour éviter plus facilement la massue de son adversaire (2208 et ss.) ; il pare avec sa targe, tombe sur les genoux, mais se relève rapidement ; Charlemagne se pâme d’angoisse (2374 et ss.). Attitude des prisonniers : Estout raille et se prend de querelle avec Girard de Roussillon et Oger ; Olivier et Turpin mettent la paix entre eux (2307 et ss.). Suite du combat : Roland se moque de Mahomet, et Ferragu de Jésus (2436 et ss.). D’un coup d’épée Roland coupe en deux la massue de Ferragu, qui lance contre lui le tronçon qui lui reste ; Roland chancelle et invoque saint Michel (2472 et ss.). Voyant qu’il ne peut entamer la chair de Ferragu, Roland se dérobe (2521 et ss.). Charlemagne implore la sainte Vierge (2574 et ss.). Ferragu poursuit Roland et lui reproche de fuir ; Roland lui fait honte d’être à cheval, et, comme le Païen n’en a cure, il tue le cheval d’un coup de pierre (2600 et ss.). Charlemagne reprend courage (2689 et ss.). Fureur de Ferragu ; Roland le frappe et s’étonne de ne jamais voir jaillir de sang ; les adversaires se battent à coups de grosses pierres (2716 et ss.). Apostrophe de l’auteur aux auditeurs : il déclare suivre, outre le récit de Turpin, ceux de deux bons clercs, Jean de Navarre et Gautier d’Aragon, et se moque des « faibles jongleurs » qui ne connaissent pas la vraie histoire (2763-2829). Ferragu sollicite une nouvelle remise au lendemain et déclare qu’il viendra à pied ; Roland lui offre ironiquement son cheval et le charge de ses compliments pour les prisonniers (2832 et ss.). Retour de Roland au camp français ; joie de Charlemagne mêlée d’appréhension pour le lendemain ; Roland proteste qu’il continuera (2879-2915). Souper dans la tente de Roland ; Ganelon fait bonne mine à son beau-fils ;