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etc. ; en revanche on a un u dans repusent 14650, et oi se réduit à o dans nose 795. Les représentations du lat. paucum sont très variées : peu 14341, poé 2685, poi 19, 64, etc., poué 3585, pué 1162, etc., pui 8444.

EU

Leuga est représenté par leigue 11440, liege 14910, lieue 8857 et leue 9495.

VOYELLES ET DIPHTONGUES ATONES

Dans la syllabe finale, l’a latin est toujours rendu par e, sauf dans un nombre infime de cas où les scribes ont été entraînés par l’usage italien et ont mis un a. Voici le relevé complet de ces cas pour les 2000 premiers vers : carta 51 (corrigé en -e par une seconde main), una 62 (même remarque), barba 74, spea 92 (même remarque), parola 103, conqisa 129, remagna 262, nostra 309, milia 371, comança 382, comanda 1166, peça 1613, dona 1688, dreca 1711, barba 1758, dreca 1784, clama 1842.

Le démonstratif féminin ceste a une forme abrégée sta, qui s’oppose au masculin ste, et où le maintien de l’a s’explique comme dans l’article la et le possessif ma, ta, sa.

L’e final est parfois supprimé, surtout en vue de la rime : auror 7574, barch 7800, carte et zart 472, 13268, pir 1167, 6201. D’autres exemples seront cités dans l’étude de la conjugaison et de la syntaxe.

Les lois d’après lesquelles les voyelles autres que l’a tombent ou sont représentées par e sont souvent méconnues. De là deux séries de barbarismes : d’une part, des formes où l’e manque (ais 980, anperer 337, 345, cont 547, 1083, derier 710, frer 2062, heum 6353, hor 10136,