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1298, apue 1802, enoie 2383, foile 10174, huei 6143 (oi 5302), moire 9225, poi 789, pué 735, puei 5238. Après v, la diphtongue peut se réduire à e : velle 316, yvere 8447.

Ō (Ŭ)

En syllabe ouverte, la diphtongaison en eu est relativement rare, bien que neveu soit très fréquent (1312, 2301, etc.) et qu’on trouve des formes isolées comme andeuz 1162, eur 405, feloneus 5152, honteus 11127, paüreus 2304, preu 6091, preus 5136, etc. Ce qui domine, c’est le maintien du son simple, noté le plus souvent par o (37 tirades en -or et 3 en -os ; cf. hore et ore 10609, 12333 etc.), plus rarement par ou (2 tirades en -ous ; cf. oure 10509). Devant s, on trouve de temps en temps oi pour o, surtout à la rime : angosoise 10633, espinoise 14492, gloriois 6830, 7967, 15801, orgolois (orguelois) 5971, 15795, pietois 15788, prois 8178, respoise 555, 15162. Rescuir 6110, 6361, rescuit 6266 dépendent d’influences morphologiques qui seront étudiées dans la conjugaison.

En syllabe fermée et demi fermée, la graphie par u est assez fréquente devant la nasale : c’est ainsi que dans les rimes de la tirade cccxiii, il y a 14 -unt contre 2 -ont ; cf. cuife 13067. L’i dégagé par un élément palatal est souvent négligé : angose 1731, conostre 6562 ; cros 1399, 8672, pont (lat. punctum) 166, pont (lat. pungit) 5069, ponte (lat. puncta) 11, 4120 etc., pos 8680, vos 8671. L’o passe à u dans cute 8387 (coite 8324) ; mais il est probable que conuit 7435 est dû à une réaction morphologique, ce qui est sûrement le cas pour rescuis 7925. L’i est aussi adventice dans trois (tronçon) 10184 et