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Préface.

tion, en seront quittes pour ne point extraire de citations des passages d’emprunt que nous avons soigneusement enfermés entre [ ]. Si dans ces passages ils notent quelque forme vicieuse à leur gré, c’est à nous qu’ils doivent s’en prendre. Avertis comme ils le sont, ils se garderont bien sans doute d’asseoir aucune théorie grammaticale sur des fondements d’une solidité aussi contestable.

Le récit primitif, celui du manuscrit de Tours, se termine dans le manuscrit de Sorbonne au fol. 247. Il y a une continuation qui va du fol. 248 au fol. 253, ce dernier lacéré, mais de façon à laisser encore apercevoir une mention finale qui devait être ainsi conçue : Explicit le livre de Huelin et dou roy Aubron.

L’addition au récit primitif commence ainsi :

Oiez, Signour, oiez, que Dix vous soit amis,
Le glorieux Jhesu qui en la croix fut mis !
Oiit avés de l’anffan Huelin,
Comment il fuit fors de France banis,
Comment allait à l’amiralz Gaudisse,
Et comment fuit de son frere trayt,
Et Auberon comment aidier le vint
Et son roialme comment li donnait il.
Jusqu’à .iii. ans li ait li terme mis ;
Paissent li .ii. et avec .i. demy.
Le terme aproche qu’Auberon li a mis :
Per tant ferait coronner Huelin
En la chaiere de Faierie assis.

III. Manuscrit de Turin. Bibliothèque de l’Université, H, II, i i (XIV siècle).

La version que renferme ce manuscrit, dont