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Page:Anonyme - Elie de Saint Gilles.djvu/30

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partir du v. 11, supprime toute la fin de la tirade, faisant double emploi avec le commencement de la laisse II.

II — Dans S, la scène se passe à une fête de saint Denis ; cette énonciation manque dans F. — S est plus croyable que F en donnant à Julien soixante ans d’âge (p. 94) et non cent (v. 36). — Les noms de différents personnages sont changés : Olive de F est devenue, suivant les mss., Osseble ou Ozible (le rapprochement d’autres mots comme Piereplate, Hilaire, Blaye donne lieu de supposer qu’il faut lire Orable, dans une laisse assonant en a. e) ; Garin de Piereplate s’est changé en Guérin de Porfrettiborg. — Après le v. 42, il y a une lacune dans F ; la fille de Julien est trop jeune encore pour se marier, mais, comme le dit S (p. 94-95), Guérin a jure de l’épouser plus tard. — S ne fait pas d’allusion à Anseïs de Carthage (F. v. 67). — À la fin de la laisse, F présente deux lacunes, c’est d’abord le développement des vers 74-80 (Julien explique longuement dans S, p. 96, la manière dont il récompensera ou punira son fils, suivant sa conduite) ; c’est ensuite un long passage (S, p. 97) où Élie veut partir seul et sans armes.

III. — Le commencement est un peu plus long dans S. — Après le v. 100, il y a une lacune dans F, représentant dans S (p. 99) le développement du v. 116. — Nouvelle lacune après le v. 106 : F oublie de mentionner que le coup donné par Julien à Élie fait rire toute l’assemblée des barons. Le trait est tout à fait primitif.

IV. — Les détails de la joute d’Élie sont plus nombreux dans S (p. 100) que dans F, où ils se réduisent à quatre vers (v. 133-136). — S a passé les vers 141-142.

V. — Dans S (p. 101), Julien menace Élie de le mettre en prison ; ce détail semble ajouté, car la menace ne se réalise pas plus tard. — Sauf Aïmer et Thieri (F, v. 167), les noms des chevaliers ne sont pas les mêmes dans les deux rédactions ; S contient plus de noms que F. Il est, du reste, impossible de savoir quels étaient ces noms dans l’original ; car aucun d’eux ne reparaît (à l’exception d’Aïmer = Aïmart) dans