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Page:Anonyme - Elie de Saint Gilles.djvu/18

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card à l’ol latin : caupast 762, caus [1] 636, 1017, faurai 1346, taurai 368, etc., taut 602, vaurai 2702, vaute 2415, etc., etc.

En dehors de ces quelques faits, la phonétique du ms. n’offre rien de caractéristique ; c’est bien plutôt l’orthographe du scribe qui est remarquable par sa bizarrerie et son indécision, qui ont, du reste, été conservées dans l’édition, sauf pour les cas évidemment fautifs. J’énumère les particularités du ms. en suivant l’ordre alphabétique.

a est quelquefois employé pour ai : a 1051, avra 1886, donra, 1551, 2703, fera 2517 ; la forme ordinaire est ai. — Par contre, ai est mis à la place d’a : ai 865, verai 27. La terminaison a est la seule bonne puisqu’elle paraît à l’assonance dans les laisses en a (XXXVIII, LVI, LXIII, LXVI).

On ne rencontre qu’une fois (cf. la laisse III, en és) la finale ois pour és : raverois 1882.

L’n devant t semble s’assourdir jusqu’à ne plus se prononcer : ensangletés 2345, so talent 1244.

L’r final, ne se prononce pas dans encontré 1818 = encontrer, souffri 1738 = soufrir ; il se confond avec l dans pa le 1103 = par la.

L’s et le t, à la fin des mots, n’étaient pas prononcés par le scribe ; ces deux lettres sont souvent supprimées, et souvent aussi mises à tort l’une pour l’autre.

L’s final manque — après une consonne : cour 643

  1. C’est par une distraction évidente que dans l’introduction de l’Aiol (p. ix) caus, fr. chaut, a été confondu avec caus, fr. coup. Voy. Romania, t. VII, p. 156.