Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Elie de Saint Gilles.djvu/11

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

à la poursuite d’Élie de nombreux Sarrasins (v. 975-1020).

Élie chevauche toute la nuit ; il aperçoit bientôt, à la clarté de la lune, les païens qui le poursuivent : il se retourne, et tue le roi Codroé. Le reste des Sarrasins n’ose avancer plus loin (v. 1021-1041). Depuis trois jours Élie n’a pas mangé ; il passe la nuit dans une forêt, et, au point du jour, il arrive dans une clairière où quatre voleurs étaient en train d’apprêter leur repas. Élie s’invite sans cérémonie, et mange plus que sa part. Les voleurs veulent alors lui faire payer par trop cher ce repas. Élie en tue deux et met le troisième en fuite (v. 1042-1161). Le quatrième, Galopin, se jette à genoux et demande grâce : « Sire, » dit-il, « épargnez-moi ! je vous donnerai tout l’or que vous voudrez. Je suis chrétien et fils de Tieri d’Ardenne ; une méchante fée a fait de moi un nain, et ces voleurs m’ont acheté alors que j’était en bas âge. Laissez-moi être votre homme ! » Élie y consent (v. 1162-1203).

Au même instant surviennent trois païens ; l’un d’eux attaque Élie et le blesse grièvement. Galopin tue deux des Sarrasins et blesse l’autre qui court à Sobrie annoncer la venue d’Élie. Les païens s’arment en toute hâte (v. 1204-1282).

Après un nouveau combat où il est encore blessé, Élie est recueilli dans une tour de Sobrie par Rosemonde, qui se prend à aimer le jeune chevalier, et lui guérit ses blessures (v. 1283-1462). Quinze jours se passent ainsi, quand tout à coup Macabré reçoit un message du vieux roi Lubien qui est entré sur ses