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Page:Anonyme - Elie de Saint Gilles.djvu/10

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Durant ce temps, Guillaume d’Orange et ses compagnons ont fait couper leurs liens par un paysan (v. 572-612). Ils s’arment à la hâte et vont au secours d’Élie qu’ils ne connaissent pas, mais qu’ils voient poursuivi par les Sarrasins (v. 613-638). La bataille s’engage sanglante et héroïque, entre les païens d’une part et de l’autre Élie, Guillaume et les siens, aidés des chevaliers envoyés à la suite d’Élie par Julien, son père. Élie est enfin fait prisonnier par le roi Malpriant (v. 639-760). Guillaume d’Orange apprend alors qui est Élie et quel est son père il court à toute vitesse demander secours à Saint-Gilles (v. 770-796).

Le portier de Saint-Gilles veut s’opposer au passage de Guillaume ; Guillaume le tue (v. 797-824). Le vieux Julien jure de punir le coupable, mais sa colère tombe, quand il voit devant lui les fils d’Aimeri de Narbonne, Guillaume, Bertrand, Bernard et Arnaud. Guillaume donne au comte Julien des nouvelles d’Élie : il lui apprend que son fils est prisonnier. Julien rassemble ses vassaux, demande aide au roi Louis et s’apprête à aller délivrer son fils (v. 825-869).

Les païens emmènent Élie ; ils s’embarquent et arrivent tout près de Sobrie, la ville de Macabré. Avant de débarquer, Macabré veut faire adorer à Élie son dieu Mahomet, et lui promet en échange la main de sa fille, la belle Rosemonde. Élie refuse, et, voyant Malpriant conduire par la bride le cheval qu’il a repris, il se précipite sur le païen, le tue, monte sur le cheval qu’il lance à la nage, et se sauve (v. 870-974). Macabré, furieux contre son dieu, renverse la statue de Mahomet, au grand désespoir des païens, et envoie