Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Doon de la Roche.djvu/8

Cette page a été validée par deux contributeurs.

J’ai encore à vous entretenir de deux projets réservés à un avenir moins prochain, mais au sujet desquels il importe de prendre date. Il s’agit de deux poëmes, encore inédits… Ce sont le roman d’Yder et la chanson de Doon de la Roche

Doon de La (sic) Roche est une chanson de geste d’environ 4,600 vers dont l’action se passe sous Pépin le Bref. Pépin a donné en mariage sa sœur Olive à Doon de la Roche. Injustement accusée, la malheureuse épouse est chassée par son mari, et le poëme est le récit des exploits à la suite desquels le jeune Landri, fils d’Olive et de Doon, réussit à se venger des traîtres qui ont calomnié sa mère. Ce thème, d’ailleurs connu, est traité avec originalité. Le récit est bien conduit, on peut même dire bien écrit, et abonde en traits intéressants. La chanson de Doon est ancienne : tout entière en assonances, on ne peut guère la faire descendre plus bas que la fin du xiie siècle. Signalée pour la première fois, il y a plus de quarante ans, par M. Fr. Michel, dans un manuscrit du Musée britannique, analysée sommairement il y a vingt ans par M. le Dr Sachs, elle est restée jusqu’à ce jour inédite, et aucun nouvel exemplaire n’en a été découvert. M. Guessard ayant bien voulu nous faire don de la copie qu’il avait fait exécuter autrefois du manuscrit du Musée britannique, votre Conseil a pensé qu’il y avait lieu de placer Doon de la Roche, aussi bien qu’Yder, au nombre des publications dont il convient de s’occuper dès maintenant.

Dix années passèrent, pendant lesquelles d’autres travaux, notamment l’édition de la Vie de Guillaume le Maréchal, absorbèrent l’activité de M. Meyer. Mais en 1908 il revint décidément à Doon de La Roche. Dans le procès-verbal de la séance du Conseil de la Société du 19 novembre de cette année nous lisons : « M. P. Meyer informe le Conseil qu’il a mis sous presse le poème de Doon de La (sic) Roche… Le Conseil nomme M. Thomas commissaire responsable pour cette publication, en remplacement de G. Paris. Le tirage est fixé