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Page:Anonyme - Doon de la Roche.djvu/158

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« Je remanrai, biau[s] filz, chaitive et besoingnose ;
1285« L’arbre que tu plantas baiserai a ma boche,
« Ne passera .j. jors, .x. foiées ou .xij. »
La dame se pasma, qui trop fu dolorose.

XLVIII[1]

— Tu t’en iras, biaus filz, » dist la mere, « je voi ;
« Je [re]maindrai chaitive, si avrai le cuer noir ;
1290« Cil gloton me sivront au matin et au soir.
« Se Pepins te retient, por Dieu, mande le moi.
— Dame », ce dist Landris, « soffrez vos ; ce que doit ?
« Je ne vos faudrai ja contre cui que ce soit.

XLIX[2]

— Tu t’en iras, biaus filz, en estrange contrée ;
1295« Je remaindrai ici chaitive et esgarée ;
« N’i troverai parent, cosin germain ne frere
(v°)« Qui por moi preigne ja ne lance ne espée.
« Garde por autre fame ne soie obliée.
— Dame », ce dist Landris, « n’estes pas bien senée :
1300« Je ne vos faudrai [ja], que vos estes ma mere. »

Quant li enfes issi de Coloigne a cel terme,

    — 1286 Ms. Je i passerai ; L. jorz, foiez ; ms. jour, foix.

  1. — 1288 L. jo v. ; on pourrait proposer jel. — 1290 L. suerrent, ms. sueront.
  2. — 1295 ici manque dans le ms. — 1296 Ms. Ne troverais parans. — 1297 L. proinne, ms. prangnent l. — 1300 ja manque dans les deux textes.
  3. — 1301 L. et ms. i. fors de.