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Page:Anonyme – Bordel patriotique, 1791.djvu/34

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je n’avois pas aſſez de faculté pour gagner la vérole à ſi hauts frais. J’amaſſai des chancres, des poulains, d’abord dans la rue Jean-ſaint-Denis, la rue de la Corroirie & le quai de l’ancienne place aux Veaux ; mais où je manquai de me faire étrangler, ce fut dans la célèbre rue de la Tannerie. Une certaine Sophie, après m’avoir ſaupoudré de la maniere la plus virulente, m’avoir dépouillé, (car je n’ai jamais été qu’un plat, aussi je reconnais bien la vérité de cet axiôme : fallax vulgi judicium, par ma promotion aux charges & aux dignités) me fit adminiſtrer quelques vingtaines de coups de bâtons, de coups de pieds. Je ſortis nud, battu, confondu, eſtropié, muni d’une vérole tenace ; mais les temps ſont passés, je ne fous plus ſi ſouvent les femmes, je fous les