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ANNALES DU MUSÉE GUIMET



et à l’homme vertueux et saint, et à la Pensée de malédiction du sage, Divinité redoutable et puissante.


8 (27). J’annonce et j’offre [ce sacrifice] à l’Airyama ishyô 46 [1], saint, maître de sainteté.

J’annonce et j’offre [ce sacrifice] au Fshûsha-mathra 47 [2], saint, maître de sainteté.

J’annonce et j’offre [ce sacrifice] au grand Maître, le Hadhaokhta 48 [3], saint, maître de sainteté.


9 (30). J’annonce et j’offre [ce sacrifice] à la Révélation d’Ahura, à la Loi d’Ahura 49 [4] au chef religieux du pays 50 [5], sectateur d’Ahura ; au Zarathushtrôtema 51 [6], sectateur d’Ahura ; saint, maître de sainteté.

J’annonce et j’offre [ce sacrifice] au Génie de la Maison 52 [7], riche en fourrage 53 [8] ; à Celui qui apporte du fourrage au bon bœuf 54 [9] ; à Celui qui donne des bœufs 55 [10] à l’homme du bien.
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  1. 46. Hâ LIV.
  2. 47. Hâ LVIII.
  3. 48. Peut-être une simple épithète du Fshûsha-màthra, comme étant pris du Hâdhôkht Nask (cf. Yasna LVIII, lntrod.) ; cependant l’analogie des passages précédents et le titre de ralu berez « le Grand Ratu », qui est un des noms d’Ahura (Yasna I, n. 64), feraient croire que Hadhaokhta est ici une désignation d’Ahura et non d’un texte. Le ratu berez badhaokhta serait peut-être « le Grand Ratu de la révélation » (badhaukhta « qui apporte avec lui la parole »).
  4. 49. frashna et tkaêsha, la révélation religieuse et la loi civile : frashna, pûrsishn, Apastàk u zand ; tkaêsba, dâtistân, pêshîmâlîh upasimâlîh, « frashna, les questions (cf. p. 432, n. 24), c’est-à-dire l’Avesta et le Zend ; tkaêsha, la loi civile, les rapports de plaignant et de défenseur ».
  5. 50. Le dahyuma ; ne pas confondre avec le dahyupaiti ; v. page 31.
  6. 51. Le chef suprême de la religion, le Maubadân Maubad ; v. page 30.
  7. 52. badhishahê, mînôi khânak ; le Pénate. — Cf. Vp. IX, 5 (Sp. X, 24).
  8. 53. vàstravato, vâstarômand aîghash anbâr dur sâzinad « qui a le fourrage ; c’est-à-dire qu’il fait faire des provisions ». C’est presque la définition du Pén&te : Penates… a penu.
  9. 54. vàstrô-beretahè ; glose : « le Génie par le fait de qui l’homme fait des provisions pour le bétail ».
  10. 55. Ou plus généralement a du bétail ». Glose : Pasûshùrûn ; Pasàsh-ûrûn n’est qu’un doublet de Gôsh-ûrûn, la divinité protectrice des animaux (Yasna XXIX, Introd. et Yt. IX) ; « l’âme du bétail » au lieu de « l’âme du bœuf ». — Sur ces trois derniers génies, voir Etudes iraniennes, II, 201-203.