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Page:Annales de la société Jean-Jacques Rousseau, tome 5.djvu/58

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ÉDITIONS DU XVIIIe SIÈCLE

kendaal (de I à IV) et par J. Folkema de V à XI. La XIIe ne porte pas d’indications || in-12.

On voit donc que Rey, sans avertir Rousseau, s’était entêté dans son projet de vignettes et qu’il les avait prodiguées. En outre la présence d’une contrefaçon des Sujets d’estampe et de la Seconde Préface de Duchesne, postérieure nécessairement au 7 mars 1761, puisque le Recueil d’estampes ne fut publié par Duchesne qu’après cette date[1], prouve pour le moins que Rey, s’il ne s’agit pas d’un nouveau tirage, n’a fait brocher ses exemplaires qu’à partir de mars 1761. La mise en vente de ces exemplaires se place entre cette date de mars 1761 et le mois de novembre. L’avis du libraire au verso de la page 63 de la deuxième préface, cité plus haut, porte qu’on trouvera « incessamment » chez Rey les douze planches nouvellement gravées. Or Rey écrit à Rousseau, le 15 novembre[2] : « J’ai fait graver les douze planches de la Nouvelle-Héloïse. »

Les éditions datées de 1761 furent donc très nombreuses et de beaucoup, semble-t-il, les plus répandues. Nous avons pu consulter les catalogues de ventes d’un très grand nombre de bibliothèques de la deuxième moitié du dix-huitième siècle[3]. Sur 126 éditions de la Nouvelle-Héloïse que nous y avons rencontrées, 89 sont d’Amsterdam 1761. et les prix de vente écartent l’idée d’une des mauvaises contrefaçons que nous signalerons. Ces éditions sont achetées presque toujours plus

  1. Cf. infra, p. 53.
  2. Lettre de Neuchâtel.
  3. Mais tous antérieurs à 1780.