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Page:Anatole France - Rabelais, Calmann-Lévy, 1928.djvu/166

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INTRODUCTION AU QUATRIÈME LIVRE

Après avoir donné son quatrième livre à l’imprimeur dans les premiers jours de 1546, Rabelais s’en fut à Metz, ville impériale, avec l’ancien capitaine de Turin, cet Étienne Lorens qui l’avait si bien reçu, quelques années auparavant, dans son château de Saint-Ay, au bord de la Loire. Étienne Lorens, agent secret du roi, allait négocier pour son maître. On a cru que son ami Rabelais avait fui jusque dans les murs de Metz la fureur des farfadets. Et il est vrai que le Pantagruélisme n’avait pas pour la Sorbonne et le Parlement une odeur agréable, et que le roi et sa sœur la reine de Navarre ne pouvaient plus rien pour leurs amis, suspects d’hérésie et d’impiété. Il est vrai que le juge Tiraqueau, devenu membre du Parlement et très zélé pour