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C’est en février 1924, que M. Le Trocquer, alors ministre des Travaux Publics, vint poser la première pierre du barrage. Les travaux semblaient devoir se poursuivre de façon régulière, lorsque survint la crise financière. Cette crise atteignit une telle acuité qu’en 1925 on dut suspendre toute activité sur le chantier. Les travaux ne purent être repris qu’en avril 1927.

Il fallut subir les crues du Blavet, d’une violence terrible. Enfin, elles furent maîtrisées.

Aujourd’hui, le long effort a sa récompense et l’on peut juger de, la valeur du progrès réalisé dont les bienfaisants effets pourront se faire sentir jusque dans les campagnes les plus reculées.

La liaison, est établie avec les usines de Saint-Brieuc, de Saint- Nazaire et de Lorient; elle le sera vraisemblablement avec celles de Rennes et de Brest.

L’ouvrage nécessita l’utilisation de 115.030 journées d’ouvriers, durant lesquelles la main-d’œuvre française était représentée dans une proportion de 99 %’.

Mais des engagements formels avaient été pris par l’Union Hydro-Electrique, d’assurer la continuité de la Navigation sur le Canal. En aucune façon, elle ne devait être arrêtée par le Barrage. Or, il n’en est pas ainsi. Le Canal est coupé à Guerlédan, et Nantes n’est plus relié à Carhaix. Châteaulin, Brest. M. le Séna- teur Brard a insisté auprès du Directeur de la Société, le jour de l’inauguration, pour que le plan d’eau soit régularisé, et les écluses nécessaires rétablies.

M. Le Trocquer a, de son côté, exposé ce que sera la Bretagne de l’avenir, lorsque l’électrification aura changé la face du pays.

Nos Conseils Généraux ont actuellement dans leur sein des hommes éminents qui s’emploient activement au développement économique du Pays. Ils le feraient avec plus de bonheur encore, si nous jouissions de la Décentralisation.