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ment fut grand à l’Hôtel-de-Ville de Rouen et parmi tous les officiers du roi dans la cité, lorsqu’arrivèrent des lettres du monarque, qui leur imposaient une tâche bien nouvelle, assurément, pour des gens de robe, des échevins et des bourgeois : « Assemblez-vous pour cette matière (leur écrivait-il), puis allez, en telle solempnité que verrez bon estre par devers les chanoines de Rouen, et leur remonstrez et déclarez bien à plain nostre voulloir, en les admonestant, insistant envers eulx, et tenant la main pour et en faveur de nostre cousin maistre Georges d’Amboise, en manière que la postulacion soit faicte de sa personne et non d’autre. Nous vous le mandons expressément, commandons et enjoignons. »

Le duc d’Orléans leur avait écrit aussi : « J’ay ceste matière si très à cueur que plus ne pourroye (leur disait-il), tant en faveur de mon cousin maistre Georges d’Amboise, que aussi parce que je congnoys que c’est l’un des grans biens pui peult advenir en l’église de Rouen et en tout le pays du duché de Normandie, de recouvrer ung si grand et notable prélat.…. Le quel, par ce moyen, portera et favorisera, d’ores en avant, toutes les affaires du pays. Je vous prie donc, si très affectueusement que faire puis, que, pouf l’amour de moy, vous veuilliez vous y employer en manière que la chose sorte