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festin était convenablement préparée pour recevoir l’archevêque et son chapitre ; ils étaient chargés aussi de maintenir l’ordre pendant le repas, parmi les officiers de la suite de l’archevêque et ceux du chapitre, et d’y rappeler ceux qui pourraient s’en écarter.

Alors l’assemblée se sépara ; l’archevêque rentra dans son palais, et on chanta au chœur, attendant l’archevêque. — Bientôt on vit s’ouvrir la petite porte basse par laquelle les archevêques de Rouen viennent de leur palais à l’église, et M. de la Roche-Taillée entra, précédé de sa croix, ayant à sa droite l’évêque de Bayeux, à sa gauche celui de Lisieux. Derrière lui venaient les officiers attachés à sa personne, ceux de sa juridiction, les avocats, les notaires, les procureurs, puis des appariteurs ou sergents. L’archevêque, s’adressant au grand-chantre, lui dit que l’official ou son lieutenant devait, lors de ce past, s’asseoir auprès de lui, à sa gauche. — « Monseigneur (lui répondit le grand-chantre), là où vous êtes en personne, il semble hors de propos qu’un autre vous représente. Aujourd’hui, d’ailleurs, l’official est absent, et son lieutenant est un simple chapelain de cette église. — À la bonne heure, répondit le prélat, mais je proteste qu’en quelque manière que l’on se place au banquet de ce jour, cela ne préjudiciera en rien aux droits de mes grands-vicaires et de l’official. »