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bonne volonté et au désir que j’aurais de vous traiter d’une manière plus digne de vous. »

— « Monsieur de Lisieux (lui répondit M. de la Roche-Taillée), dans cette province de Normandie, l’archevêque, les évêques ses suffragants, et les chanoines de Rouen, ne font tous ensemble qu’un seul et même corps, animé des sentiments les plus fraternels. Le past solennel dû par les évêques suffragants remonte aux temps les plus reculés, et est une manifestation de ces sentiments de confraternité. Ce que nous savons tous ici de vos vertus, de votre caractère, de votre vie exemplaire, de votre savoir éminent, nous fait applaudir à votre promotion au siège épiscopal de Lisieux. Regardez-vous ici comme étant parmi des frères prêts à vous donner conseil, faveur, assistance, en toutes les occasions où vous les pourrez désirer, soit qu’il s’agisse de votre personne, soit qu’il soit nécessaire de défendre les libertés dé l’église et les droits de votre évêché. Quant au banquet, certains de votre bonne volonté, nous n’aurons garde de nous formaliser si, étranger à ce pays, vous ne vous êtes pas minutieusement conformé à des pratiques de notre église qui vous sont inconnues ; et nous applaudissons d’avance aux dispositions que vous avez prises. » — En ce moment, deux dignités et deux chanoines furent envoyés à l’hôtel de Lisieux voir si la salle du