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visé à l’audience du 1er décembre. Ce brevet donne au capitaine dieppois tout ce qu’il a rapporté de son voyage sur les Anglais, et non sur les Hollandais. Si le don s’était rapporté à la prise du Berger, le procès sur cette prise n’aurait pas été continué, et la lecture du brevet aurait mis fin aux plaids. Mais on sait qu’ils furent continués entre les propriétaires hollandais et le jeune Duquesne. »

M. Jal cite, à la page 38, un arrêt du Parlement du Ier décembre 1617, qui adjugea le Berger à Duquesne le fils « pour s’en servir pour le service du Roi. »


LA BOISE DE SAINT-NICAISE


Si l’on veut rétablir, par la pensée, le lieu qui servait aux assemblées des drapiers de Saint-Nicaise, il faut se rappeler que le cimetière de Saint-Nicaise, où était placée la boise sur laquelle ils venaient s’asseoir, était assez vaste ; que des prédications solennelles y étaient faites à certains jours de l’année, notamment un des trois jours des Rogations. La rue qui longe actuellement l’église Saint-Nicaise a été ouverte il n’y a pas longtemps.

Il n’est pas étonnant que les drapiers affectionnassent cet endroit : un grand nombre d’entre eux résidaient sur la paroisse Saint-Nicaise, et tous devaient, quand ils étaient reçus maîtres, payer un droit à la fabrique de cette église.

Le mot boise désignait une grosse poutre de bois. Je l’ai vu parfois employé pour désigner la poutre qui supportait le crucifix à l’entrée du chœur des églises. On connait l’expression proverbiale : Sourd comme une boise.


LE CARROSSE DE ROUEN


Le Flambeau astronomique ou Calendrier royal (de Rouen) de l’année 1734, p. 137, donne une idée peu avantageuse de la célérité des carrosses de ce temps-là.

« Le messager part pour Paris les dimanche, mercredi et vendredi, et arrive le lendemain.

« Le carrosse part les lundi, jeudi et samedi, va en été en deux