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toire toire de l’élection de notre célèbre archevêque Georges d’Amboise, ensevelie, jusqu’ici, dans les registres du Chapitre de Rouen, et dans ceux de l’Hôtel-de-Ville, qui se mêla aussi de cette affaire. Là, on apprend comment, au temps de la Pragmatique étaient élus les évêques ; on pénètre dans le secret du conclave ; on voit, dans ses détails intimes, la plus majestueuse cérémonie de l’Église, au moyen-âge, cérémonie abolie depuis trois siècles, et presqu’entièrement ignorée de nos jours. Bientôt, c’est un festin d’apparat, un past des cinquante chanoines de Notre-Dame de Rouen, en 1425, à l’Hôtel de Lisieux, avec trois ou quatre évêques, autant d’abbés, les baillis de Caux et de Rouen, minutieusement décrit dans un procès-verbal qu’ont dressé des tabellions, témoins et acteurs de la fête. Dans les registres du Parlement, les éléments dispersés de l’histoire des clercs de la Basoche, leurs requêtes en vers, avec les arrêts qui nous les ont conservées. Dans les Recherches d’Etienne Pasquier, l’histoire de ce valet, assassin de son maître, découvert, longtemps après le crime, par un aveugle qui, inaperçu, avait entendu, sur les coteaux d’Argenteuil, les cris de mort du meurtrier et les vaines supplications de la victime. Une guerre entre deux paroisses de Rouen, Saint-Godard et Saint-Nicaise,