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et persévérantes recherches sur ce sujet qui nous est cher, nous ont valu de précieuses révélations qu’un jour nous ferons connaître. »

Ce fut, principalement, afin d’avoir le loisir et les moyens de poursuivre des recherches auxquelles il attachait une si grande importance, que M. Floquet avait pris le parti, l’année précédente, de se démettre de sa charge et de transférer son domicile à Paris. De 1844 à 1847, on le vit parcourir tous les lieux où Bossuet avait vécu, avait prêché, avait pu laisser quelque trace de ses actions, de ses écrits, Metz, Dijon, Troyes, Melun, Jouarre, Meaux, Soissons, Châlons-sur-Marne, Reims, Bordeaux, Condom, Auch et Toulouse, interrogeant, du matin au soir, les archives et les bibliothèques, se mettant en rapport avec tous ceux qui pouvaient l’instruire et le renseigner, recevant partout l’accueil le plus empressé et le plus dévoué, ainsi que ses lettres intimes en contiennent le plus touchant témoignage. Avec quel enthousiasme (c’est presque le feu sacré du poète et de l’orateur) il y conte ses découvertes ; avec quelle effusion de reconnaissance il y parle des démarches obligeantes du baron d’Huart, des offres aimables de Mgr Dupont de Lorges, à Metz ; du bienveillant concours que lui prêtèrent Mgr de la Croix d’Azolette et M. l’abbé Caneto, à Auch ; mais surtout de l’intérêt, constant et presque passionné, que prit à ses travaux Mgr Allou, évêque de Meaux. Invité par ce dernier à venir assister à l’ouverture du tombeau de Bossuet, il fut, dans la matinée du 11 novembre 1854,

    consignées les notes recueillies par l’abbé Fleury et des annotations de la main de Bossuet, à la suite de conférences présidées par lui. M. Floquet avait pu s’en rendre acquéreur, grâce à l’intervention de l’excellent M. Gossin (fondateur de la Société de Saint-François-Régis), qui lui donna bientôt une preuve encore plus grande de son amitié en lui cédant un document, auquel il attachait le plus grand prix, le Panégyrique de saint Joseph, Depositum custodi, manuscrit autographe de Bossuet.