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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/90

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DE LA. DÉMOCRATtE NOUVELLE.

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cipal; qu’il ne s’agit pas d’accroître la liberté des communes quand l’insouciance de ceux qui élisent et l’ignorance de ceux qui peuvent être élus paralysent déjà l’action du régime électif appliqué à ces institutions

Voilà ce qu’on se tient prêt à nous répondre. Et alors ne s’écriera-t-on pas, d’un air de dédain, en secouant la tête Nous reconnaissons nos faiseurs de théories, nos législateurs de cabinet que leur sont les obstacles; ils se soucient bien des faits? Leur plan est rédigé; ils invoquent les libertés qui nous manquent; signalent les imperfections de nos lois proposent des moyens de salut et de régénération; et leurs idées n’ont d’autre tort que de se trouver étrangères au réel des choses et d’être inexécutables. On avouera~ du moins, que, tout en laissant échapper mon opinion sur l’agrandissement des libertés communales, je connaissais les objections qui pouvaient venir à l’encontre; mais je ferai plus; j’essaierai de réfuter toutes celles que je viens d’énumérer.

Loin d’admettre que la sûreté de la monarchie courût quelque hasard par la mise en action réelle et bien suivie d’un système communal plus étendu, je suis profondément convaincu que, si la couronne de juillet veut se rendre inébranlable à tout orage, n’importe d’où il