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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/56

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DU ).A DEMOCKATm NOUVELLE

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chë, il achète de même. Alors les objets qu’appellent ses autres besoins arrivent proportionnellement à la rapidité et à l’étendue de son travail; l’aisance gagne de proche en proche; et chaque habitant participe plus ou moins à la prospérité du pays; car n’oublions pa< encore une fois, que la richesse consiste dans la production, et qu’elle est d’autant plus grande que la production s exécute plus rapidement et à moins de frais. Enfin, on a reconnu que, loin d’anéantir par la levée des prohibitions absolues, ou l’adoucissement des droits d’entrée, les industries nationales qui s’endormaient à l’ombre des tarifs de douane, on leur rend une vigueur inconnue; on les fait sortir de leur fatale sécurité on les excite à d’incroyables efforts par la crainte de décliner on les aiguillonne sous la pointe de l’amour-propre national, irrité par l’idée de céder à l’adresse étrangère on leur met sous les yeux des produits à comparer avec les leurs, à étudier peut-être, afin de les égaler d’abord et de les surpasser un jour’.

Depuis que le droit imposé en Angleterre sur les soieries étrangères a été considérablement réduit ( en t8ao de moitié, et en f82/{ d’un autre tiers), cette industrie, loin d’être en souffrance, apris une extension surprenante. L’exportation des soieries anglaises est devenue de i5 p. too pins cousidéraMe l’aliolition des primes protectrices de la