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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/52

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DE LA DEMOCRATtE NOUVELLE

convénients disparaîtraient. Celles de nos provinces qui sont purement agricoles profiteraient de la diffusion des connaissances économiques l’industrie viendrait y inciter l’art de la culture, et, en la dirigeant dans ses travaux, lui offrirait un débouché pour ses produits’.

Le conseil général des manufactures a émis dans la session de 1836 un voeu conçu en ces termes Le conseil émet le vœu qu’il soit institué par le soin du gouvernement, et à ses frais, dans quelques grands ’) centres de population, des écoles spéciales d’agriculture et d’industrie où les élèves ne seraient admis qu’à leur sortie des établissements d’instruction secondaire, après examen préalable et où seraient professées les sciences avec leurs applications immédiates.

Cette proposition n’est pas tout à fait conforme à l’idée que nous-même nous avons exprimée plus haut. Ce que nous avons demandé ce sont des écoles de commerce qui présupposeraient d’ailleurs l’enseignement, en d’autres établissements des connaissances spéciales relatives :’< l’agriculture et à l’industrie. Nous avions en vue le remède à trouver contre l’inaptitude bien constatée de la nation non pas à cultiver, ni à manufacturer, mais bien à échanger, avec habileté et profit les produits de son sol et de ses fabriques. Il est évident, toutefois, que le voeu émis par le conseil général des manufactures s’accorde complètement avec la proposition que nous avons placée sous les yeux de nos lecteurs. Des écoles d’arts et de manufactures seraient d’excellents établissements préparatoires pour nos écoles pratiques de commerce.