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vention entre la Russie et la Porte et entre la Porte et la Grèce.

Depuis la révolution de juillet, la France a appliqué ce système, en remplissant la mission d’arbitre entre la Hollande d’une part et la Belgique de l’autre. Elle pourrait tenir la même politique, selon les conjonctures, entre la Suisse et les États italiens ou allemands, qui pourraient avoir des démêlés avec la confédération helvétique entre les cabinets de Madrid et de Lisbonne, ou entre chacun de ces gouvernements et une autre puissance quelconque.

«C’est chose t’emat’quaMe, comme les rapports d’at-

liance ou d’Mmtié entre les puissances de l’Europe ont changé de nos jours, selon les principes sur lesquels chaque Etat a trouvé convenable d’appuyer sa forme particulière de gouvcrnemertt. La France et l’Angleterre, ces ennemies naturelles, se trouvent d’accord, tandis que la dernière abandonne sa plus fidèle amie, la Hollande. L’Autriche se sépare de la Suisse, et la Prusse noue avec

la Russie une liaison intime phénomènes singuliers Mais puisque les Etats. au lieu de suivre la ligne politi–que tracée par leur position géographique et par leurs intérêts naturels prennent désormais pour guide de leurs aluances les doctrines qui président à leurs gouvernt’ments respectifs, on comprend que l’idée de la Aa/ayice politique sur laquelle reposait depuis si longtemps le système européen ait beaucoup perdu de sa valeur. A sa place, il s’est formé un système de contl’e-poids po-